| SPEcialistes de la Chaussée en BEton et des Aménagements |
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L’expérience et la pratique des revêtements et ouvrages linéaires en béton a permis de fixer les règles principales suivantes :
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Les variations de température de l’air ambiant, des différentes couches de chaussée et du massif support, conduisent à des gradients thermiques dans toutes les couches et notamment dans le revêtement en béton : la température du haut de la dalle est différente de celle du bas. Il en résulte, en raison des dilatations différentes, des déformations des dalles : lorsque le haut est plus chaud que le bas, gradient dit « positif », la dalle se déforme en « édredon » ; vise versa, gradient dit « négatif », elle se déforme en « coupelle ».
Dans le second cas, le poids de la dalle tend à abaisser les coins : la surface de la dalle est tendue et le bas de la dalle comprimé ; si une charge lourde circule à ce moment là, la compression due à la charge réduit la tension de surface et la tension sous la charge est réduite de la compression préexistante. Dans cette situation, la charge « consomme » moins le capital « fatigue » du revêtement.
Au contraire, dans le premier cas, le haut de la dalle est comprimé et le bas tendu : au passage d’une charge, la tension qu’elle provoque en bas de couche s’ajoute à la tension due au gradient positif. Cette tension est proportionnelle à l’intensité du gradient mais dépend aussi des dimensions de la dalle relativement à son épaisseur. Il a été défini une « longueur critique » de dalle au-delà de laquelle des fissures systématiques apparaissent au passage répété des charges lourdes (3).
La Figure 107 montre les déformations et les contraintes dans des dalles de différentes longueurs soumises à un gradient thermique élevé : la longueur critique, ℓcrit., définie par Joseph EISENMANN comme celle qui maximalise la tension au centre du dessous de la dalle, se calcule par la formule :
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Pourquoi plus de 1,5 m ?On considère qu’une dalle dont la longueur (dimension parallèle à l’axe de la chaussée) serait inférieure à 1,5 m et dont la largeur est celle de la voie (3,5 à 4 m) ne fonctionnerait plus en dalle mais en poutre, et ne résisterait plus assez au passage des charges lourdes en se rompant « longitudinalement ». Pourquoi éviter les angles aigus ? |
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Comme indiqué plus haut, les gradients thermiques négatifs sont nettement moins dangereux que les positifs à l’exception notable des bords de dalles : la dalle se déformant en coupelle, les bords se relèvent et une partie de la dalle fonctionne en « console ». Cette situation se produit aux bords libres (limites latérales du revêtement) et aux joints transversaux dont le transfert de charge est faible. Le coin de dalle augmente la sensibilité aux gradients négatifs : la section résistante est la diagonale sous la charge ; cette section est d’autant plus faible que l’angle est aigu (Figure 108). |
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