SPEcialistes de la Chaussée
en BEton et des Aménagements

ADAPTATION AUX DIFFERENTS REVETEMENTS ET

OUVRAGES LINEAIRES COULES EN PLACE

Voies interurbaines et voies principales urbaines

Carrefours giratoires

Dalle courbe de giratoire et son approximation trapézoïdale.
Figure 72- Dalle courbe de giratoire et son approximation trapézoïdale.

Pour les chaussées circulaires des giratoires et les dalles ayant une forme approximativement trapézoïdale (Figure 72), la préparation du plan de calepinage est une opération essentielle.
Les règles générales (voir Calepinage - Règles pratiques ) s’appliquent avec quelques contraintes supplémentaires (12).
Ces règles sont illustrées dans le schéma de dalle figure 72.

  • a – valeur minimum de la plus petite dimension : > 1,5 m.
  • b – valeur maximum de la plus grande dimension :
    • 5 m pour une dalle d’épaisseur 20 cm;
    • 4 m pour une dalle d’épaisseur 16 cm;
    • 3 m pour une dalle d’épaisseur 12 cm.
  • h – largeur d’une voie de circulation, soit 3 à 4 m.
  • α – pour les forts trafics, valeur recommandée >75°.

Dans le cas où cette disposition ne serait pas possible, un ferraillage peut renforcer les angles de dalle.
A partir de ces règles on utilise la procédure illustrée ci-contre pour tracer le calepinage du giratoire (Figure 73).
Si le giratoire comporte plusieurs voies, les joints transversaux des différentes voies doivent être dans le prolongement les uns des autres (Figure 74).
Si l’application de l’une des règles ci-dessus ne le permet pas, il faut réaliser un joint de construction voire de dilatation entre les voies ce qui permet des espacements différents entre les voies.
Si la structure du giratoire est mince (dalles à joints goujonnés, BAC) les entrées/sorties doivent comporter une dalle de transition goujonnée, ou une surépaisseur (voir Entrées/sorties).

Procédure de tracé du calepinage.
Figure 73- Procédure de tracé du calepinage.






Exemple de calepinage de chaussée béton en dalles sur un giratoire.
Figure 74- Exemple de calepinage de chaussée béton en dalles sur un giratoire.



Carrefour et raccordement à des structures différentes

Revêtement en BAC se raccordant sur un revêtement bitumineux.
Figure 75- Revêtement en BAC se raccordant sur un revêtement bitumineux. Ces dispositions sont identiques lorsqu'un revêtement en BAC croise un revêtement bitumineux préexistant.

En France, l’usage systématique de surlargeur non circulée éloignant le bord libre droit du trafic lourd, permet de réduire l’épaisseur des chaussées à joints goujonnés ou en BAC du fait de la présence quasi permanente d’un transfert de charge élevé.
Les carrefours à niveau et les extrémités avec changement de structure de chaussée sont des situations ou le bord libre est circulé par toutes les charges.
L’extrémité doit être dimensionnée comme une chaussée à joints non goujonnés (voir Joints de chaussée à très fort souffle), (Figure 75) ; il en est de même des bords de la chaussée dans un carrefour dont le trafic traversant est de même ordre de grandeur que le trafic circulant sur la voie en béton de ciment (Figure 76).

Adaptation locale de l'épaisseur du BAC dans un croisement.
Figure 76- Adaptation locale de l'épaisseur du BAC dans un croisement.



Entrées/sorties

Dalle de transition à joint goujonné.
Figure 77- Dalle de transition à joint goujonné. Le joint entre le revêtement principal et la dalle de transition sur la bretelle d'entrée ou de sortie, comporte des goujons ou une clé et des fers de liaison. La fondation est de préférence drainante et la continuité des évacuations des eaux de surface et drainées est assurée.

En France, l’usage systématique de surlargeur non circulée éloignant le bord libre droit du trafic lourd, permet de réduire l’épaisseur des chaussées à joints goujonnés ou en BAC du fait de la présence quasi permanente d’un transfert de charge élevé.
Les entrées/sorties sont les endroits où le bord libre est circulé systématiquement :

  • si le trafic qui entre ou qui sort est très inférieur à celui de la voie dont il est issu, il n’y a généralement pas de disposition particulière à prendre (on doit juste vérifier que le bord circulé a une épaisseur supérieure à celle d’une chaussée à joints non goujonnés prévue pour le trafic entrant ou sortant),
  • si le trafic qui entre ou qui sort est voisin de celui de la voie dont il est issu alors il faut prendre des dispositions afin de « corriger » localement le dimensionnement du bord en traitant les risques de pompage liés à une éventuelle présence d’eau.
Plusieurs solutions existent dans l’ordre de leur prise en compte du risque de pompage :
  • dalle de transition à joints goujonnés en particulier le joint avec la voie principale (Figure 77),
  • fondation rigidifiée ou surépaisseur locale (Figure 78),
  • béton armé ou haute performance avec ou sans fibres.

Surépaisseur locale.
Figure 78- Surépaisseur locale. Le bord du revêtement principal est "épaissi" sur la longueur de l'insertion. La continuité des évacuations des eaux de surface et drainées est assurée.

Joint longitudinal entre chaussée et bordure ou barrière de sécurité

Principales opérations du coulage du revêtement entre bordures de trottoir.
Figure 79- Principales opérations du coulage du revêtement entre bordures de trottoir.

Chaque fois que cela est possible, il vaut mieux réaliser la bordure en même temps que le revêtement de la chaussée (voir Joint longitudinal entre chaussée et bordures de trottoir).
Lorsque la bordure préexiste, il faut assurer l’étanchéité entre elle et le revêtement.
La préférence doit aller à un sciage d’élargissement de la fissure de retrait entre béton et bordure généralement en pierre, pour mettre en place un joint d’étanchéité comme un joint de construction classique (Figure 79), en lieu et place d’une bande compressible ou d’un joint préformé sur toute l’épaisseur de la chaussée.








BCMC(Béton de Ciment Mince Collé)

Principales opérations du coulage du revêtement entre bordures de trottoir.
Figure 80- Matériel de sciage spécifique au BCMC.

Le BCMC est une structure peu adaptée à des trafics très importants notamment en giratoire.
Le BCMC fait l’objet d’un calepinage particulier : les joints sont espacés d’un mètre environ.
Pour les réaliser, on utilise un matériel spécifique « SOFF CUT™ » (scie spécifique à lame fine opérant sur béton peu durci), (Figure 80); ces joints ne comportent pas d’étanchéité.
Maillage des joints :

  • Espacement des joints : carré de côté égal à 15 fois l’épaisseur de la dalle béton,
  • Profondeur du joint : entre 1/4 et 1/3 de l’épaisseur du BCMC,
  • Largeur du joint : entre 1 et 2 mm.


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